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Sarah MICHEAU : De ses mains naissent des poupées

Découvrez les "BJD" !
Publié le vendredi 22 novembre 2013

Sarah MICHEAU, créatrice de BJD

Les bras chargés de jolies boites décorées avec soin, Sarah vient nous présenter ce qui, lors de son inscription, avait titillé notre curiosité : des BJD (Ball Jointed Doll). Cela ne vous dis rien ? Sarah nous a tout expliqué !

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Une ball jointed doll est une poupée articulée par des sphères ou des boules, en anglais « ball ». Sarah nous explique tout de suite que ce sont des poupées articulées qui ne sont pas destinées aux enfants mais aux collectionneurs. Il existe d'ailleurs un choix très vaste de modèles différents. Cependant, à l'origine la majorité des fabricants de BJD étaient asiatiques.

« En Asie, on trouve ces poupées qui sont largement inspirées de la culture Manga et du réalisme. La technique a été reprise et élargie en Europe laissant un peu plus de place à la créativité artistique pour l'artiste mais aussi pour le collectionneur. Quand le collectionneur veut une poupée, il peut soit l'acheter terminée, une poupée artistique, ou l'acheter nue pour la customiser selon son goût. »

Une technique très complexe

Les poupées sont fabriquées en résine polyuréthane. Les différents éléments de la poupée sont maintenus ensemble grâce à des élastiques qui passent à l'intérieur du corps et des membres. Cet assemblage permet un grand choix de mouvements. Cependant, c'est une technique complexe qui demande beaucoup de temps, de la patience et de la précision.

« Je suis tombée amoureuse de ces jolies poupées et un jour, en me promenant sur des forums en ligne, j'ai décidé de me lancer dans la fabrication. J'ai appris seule, avec les conseils d'artistes sur les forums en ligne. Au départ, je sculpte ma poupée dans une sorte de pâte à modeler qui durcie à l'air. C'est la création du prototype. C'est lors de cette étape que l'artiste donne les premières expressions à sa poupée. On étudie et on calcule tous les joints…c'est très long mais une fois qu'on arrive à ce que l'on souhaite, on passe à la seconde étape : le moulage en silicone. La poupée est divisée en 16 pièces donc il faut faire 32 moules. Ensuite, c'est le coulage de la résine dans les moules. Il faut faire très attention car c'est très toxique et le résultat varie beaucoup de la température de la pièce, de l'air…

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Une fois les pièces terminées, c'est le moment redouté du ponçage. Moi je ponce toutes les pièces pour avoir un aspect très propre et velouté. Mais, cette technique prend des heures pour avoir un rendu correct. Ensuite vient la phase de montage et d'habillage : on tend des élastiques puis on crée une perruque (laine, mohair ou perles), des yeux, un maquillage pour le corps et le visage et des petits vêtements. »

A chaque artiste son univers

La création d'un prototype peut permettre de réaliser plusieurs poupées. Sarah a terminé la création de son prototype en mars 2013 et a réalisé depuis 14 poupées, chacune très différentes.

« Le prototype « Mileli », c'est une poupée qui à la même forme et la même expression. Cependant, avec le maquillage, les yeux et les habits, elles sont toutes différentes. D'ailleurs, je suis partie sur une thématique qui m'a beaucoup inspirée: la gemmologie (étude des pierres). »

Dans cette série, Sarah nous présente une poupée aux nuances violettes « améthyste » et une autre poupée verte et dorée « Variscite ».

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Sarah vous attend dimanche 1er décembre 2013 pour vous présenter ces belles poupées et vous expliquez en détails sa technique !

Découvrez de belles photos sur le compte Flickr de Sarah : lien et pour suivre son travail direction le blog !

Crédit photo : Poukraaam / Sophie Louis


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