Le patrimoine

Le patrimoine de la commune de Val d'Erdre-Auxence est riche et divers : de nombreux bâtiments ou objets ont été classés ou inscrits à l'inventaire du patrimoine de l'UNESCO.

Domaine du Pey 3
LE LOUROUX-BECONNAIS

L’EGLISE ST-AUBIN

HISTOIRE DE L’EGLISE :

Du fait de l’incendie de l’église Saint Aubin du Louroux Béconnais par les chouans en 1794 qui y donnèrent l’assaut pour déloger les Républicains, la construction d’une nouvelle église fut envisagée. Le projet d’envergure, visant à pouvoir accueillir plus d’un millier de fidèles, fut confié à l’architecte angevin Dussouchay. Les travaux de reconstruction débutèrent en 1860. Inaugurée partiellement en 1863, l’église fut consacrée le 30 septembre 1867. Les vitraux de l’Eglise St-Aubin, commencés en 1860, évoquent la Révolution Française en relatant l’histoire de Noël PINOT, prêtre réfractaire de la paroisse. Il est jugé et exécuté en 1794. Dans l’église, on peut voir le document du jugement de Noël PINOT et la huche à pain dans laquelle il s’était caché.

ARCHITECTURE :

Possédant un plan en croix latine, l’église est constituée d’une nef unique, précédée d’un clocher-porche surmonté d’une haute flèche octogonale en pierre.

Le large transept est composé de deux travées de largeurs différentes, précédant un chœur constitué d’une abside à pans coupés, et de deux absidioles échelonnées, elles aussi à pans coupés.

Adossée à l’édifice, la sacristie, de construction postérieure, ceint les absides à l’Est.

Les travées de la nef, avec leurs voûtes à croisées d’ogive, sont soulignées verticalement par les colonnes prolongeant les nervures des voûtes, et coïncidant avec les contreforts extérieurs.

Horizontalement, les élévations sont rythmées tant à I’extérieur qu’à I’intérieur, par un soubassement qui règne sur l’ensemble de l’édifice, ainsi que par un bandeau surmonté des baies hautes aux arcs brisés.

A l’intérieur, adossée à l’élévation Ouest de la nef, une tribune supporte le buffet d’orgue.

A l’entrée du chœur (au pilier sud) se trouve la statue de Saint Aubin, elle est en bois peint.

VISITE VIRTUELLE DE L’EGLISE :

Le décor très soigné et caractéristique des artistes du 19ème siècle s’inspire des grands modèles médiévaux.

Les voûtes de style angevin présentent des croisées d’ogives aux clés peintes.

Les murs de la nef sont rythmés par des arcatures de style roman dans lesquelles ont été placés notamment les confessionnaux (2 de style gothique et un de style néo-classique comme en témoigne son fronton triangulaire). Dans une autre arcature figure une œuvre de V-R LIVACHE sur le prêtre Noël PINOT. La famille Livache a compté de célèbres artistes et Victor René fut directeur de l’Ecole des Beaux Arts d’Angers.

Par contraste avec la grande longueur de la nef, le transept se déploie largement. De même que le chœur ample et spacieux aux murs ornés de peintures encadrant les portes d’accès à la sacristie. A l’entrée du chœur (pilier Sud) se trouve la statue de St Aubin, datée de 1828. Elle est en bois peint et signée Barême, Ancenis.

Le chœur est entouré de 2 chapelles ouvertes sur ce chœur. Elles étaient destinées, peut être, comme dans d’autres églises d’Anjou, à recevoir les enfants des écoles.

Les voûtes d’abside sont à nervures rayonnantes aux clés de voûtes peintes, ici aussi, comme dans la nef.

L’ensemble se caractérise par une grande unité et une grande finesse de décor.

Visite toute l’année – entrée libre.

 

ABBAYE NOTRE-DAME DE PONTRON

Cette ancienne abbaye fut aussi le lieu d’épisodes épiques de la Révolution. C’est là que Scepeaux y réunit les autres chefs chouans des districts de l’Ouest pour discuter des clauses du traité de paix signé par les Républicains en avril 1795. Cette abbaye date du XVIIème siècle.

L’ermite Clément construisit une chapelle qu’il offrit à l’abbaye cistercienne du Louroux en Vernantes. L’abbaye et ses cloîtres à colonnes, précédés de cours, jardins et étang, furent démolis en 1852. Seuls deux corps de bâtiments parallèles, le moulin à eau et le logis du prieuré, subsistent à l’édifice.

Les grilles de l’abbaye se trouvent actuellement à l’entrée du parc intercommunal de la Burelière situé à la Cornuaille.

Visite sur réservation auprès de M. De Kervenoael au 02 41 77 49 29

FERME DE LA MILANDRIE

Cette ferme a servi de refuge à Noël PINOT, prêtre réfractaire pendant la Révolution Française. Dénoncé pour la seconde fois, il y est arrêté le 9 février 1794.

HISTOIRE DE NOEL PINOT :

Bienheureux Noel Pinot était un prêtre catholique de l’Ouest de la France pendant la Révolution. Il a été guillotiné pour sa Foi au Christ et à l’Eglise par les révolutionnaires.

Né à Angers d’un père tisserand, il devint curé en 1770. Il fut d’abord vicaire à Bousse (72), puis devient instituteur à l’école du village de Montsabert à Coutures. Il est nommé ensuite vicaire à Corzé. En 1781, il revient à Angers comme aumônier de l’hôpital des incurables. « Les malades le respectaient comme un Saint, malgré sa jeunesse, le chérissaient comme un père ».

Soucieux d’être un prêtre instruit, il étudia à l’Université d’Angers et à 41ans, il obtient le diplôme « Maitre des arts » (équivalant à la licence es lettres et des sciences). En 1788, il fut nommé curé du Louroux-Béconnais.

HISTORIQUE DE LA MILANDRIE :

Au cours de la révolution française, Noël PINOT refusa de prêter le serment à la Constitution civile du clergé. Après son refus public, un groupe de 50 gendarmes à cheval vint l’arrêter de nuit. Il comparait devant les tribunaux d’Angers et de Beaupreau où il est condamné à résider pendant deux années à huit lieues de sa paroisse. Il poursuivit son ministère malgré les risques encourus allant de village en village prêchant la Vérité du Christ. Il retourne secrètement au Louroux où un prêtre jureur l’a remplacé.

En 1793, les Vendéens se soulèvent, prennent Angers et délivrent le Louroux. Noël Pinot peut revenir dans sa paroisse et est reçu solennellement dans son église. Les Vendéens sont à nouveau chassé par les révolutionnaires.

Pour ne pas être reconnus par ses ennemis, le curé s’habille en paysan et laisse pousser sa barbe. Sa tête est maintenant mise à prix. Des militaires sillonnent le pays mais les paysans veillent, l’avertissent à temps et le cachent.

Ainsi, Noël Pinot poursuit son apostolat pendant 8 mois. Ses forces physiques diminuent. Sentant venir sa fin, il demande à Dieu le courage. Il s’enferme quelques jours chez « les Plassais », au petit hameau de la Milandrie pour faire une dernière retraite. Sans cesse menacé et traqué par les « Bleus », il est dénoncé par un dénommé Niquet (ouvrier charpentier).

Il fut arrêté le 8 février 1794 au cours d’une messe clandestine qu’il célébrait dans « la ferme de la Milandrie » au Louroux-Béconnais peu avant minuit. La veuve Peltier cacha le prêtre dans un grand coffre mais les soldats le découvrirent. Il fut conduit à Angers, comparut devant un tribunal révolutionnaire et fut guillotiné sur la Place du Ralliement le vendredi du 21 février 1794 à 15h00.

Une statue de la cathédrale d’Angers le représente gravissant la première marche de « l’autel de Dieu ». La commune du Louroux-Béconnais conserve en l’église Saint-Aubin de précieux objets ayant appartenu à Noël Pinot. Il fut béatifié par Pie XI en octobre 1926 après de nombreux miracles dus à son intercession. Il sera ensuite canonisé par Jean-Paul II le 19 février 1984.

La Milandrie est aujourd’hui une propriété privée.

Visite lors des journées du patrimoine ou sur demande.

LE MONUMENT AUX MORTS

Inauguré le 1er novembre 1921, le Monument aux Morts du Louroux-Béconnais rend en hommage à ses enfants morts pour la Patrie lors de la guerre 1870, de la guerre 14-18 (118 morts), et auxquels sont venus s’ajouter ceux de la guerre 39-45 (9 morts), de la guerre d’Afrique du Nord et celle d’Indochine.

Il coûta, à l’époque, 13 800 F (environ 2 100 €) et fut réglé à 21% par souscription.

Aujourd’hui, après une restauration menée en partie par des bénévoles de l’Union locale des Anciens Combattants d’Algérie, le monument a fait peau neuve pour nous obliger à ne pas oublier que les grandes victoires qui jalonnent notre histoire. Et même si les générations actuelles considèrent ces heures sombres comme de l’histoire ancienne, le devoir de mémoire reste quant à lui toujours d’actualité.

LES CHÂTEAUX

Au nombre de sept, ces châteaux se répartissent harmonieusement autour de la commune du Louroux-Béconnais.

Les voici :

  • le Chillon
  • le domaine du Pey
  • la Mornaie
  • la Violais
  • la Prévôterie
  • Piard
  • Vernou

 

LA CORNUAILLE

HISTOIRE

La monographie de la Cornuaille pour découvrir ou redécouvrir la commune :

Monographie de la Cornuaille

La Burelière

Découvrez toute l’histoire de la Burelière :

Histoire de la Burelière

VILLEMOISAN

 

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